A boire et à manger
Un verre sifflé, dix vers soufflés !
La conjugaison coûte cher. Sa rentabilité n'est pas prouvée. On s'aperçoit même qu'elle ralentit le travail journalistique en obligeant un cerveau qui, de toute évidence, n'est pas prévu pour ça, à toute une gymnastique intellectuelle qui nuit gravement à la production de la chose imprimée.
Pourquoi ne pas essayer d'habituer progressivement le lecteur à de nouvelles formes d'expression ? Avant de généraliser le procédé si toutefois les résultats sont concluants, Paris-Normandie s'y essaie discrètement dans son édition rouennaise du 16 juin 2007 :
Il est 4 heures du matin ce vendredi quand des salariés de Rhône-Poulenc apercevoir de la fumée au-dessus de l'entrepôt Normel, situé sur la zone Sncf de la gare de Saint-Aubin.
Vient enfin le moment préféré des gourmands :
Finalement, une collation accompagnée d'un vers de cidre a terminé la sortie à Saint-Ouen-du-Tilleul.
Nous prendrons le parti d'en rire avec ce vrai programme électoral :
Du cidre se servir,
Penser à quelques vers,
A l'andouille de Vire,
Savoir lever son verre...