Un dur métier
Le quotidien du patron pêcheur : un rythme hallucinant !
On sous-estime la pénibilité du travail dans certaines catégories professionnelles. Le métier de journaliste a ses contraintes sur lesquelles on pourrait s'étendre, mais celui de marin-pêcheur bat tous les records et force l'admiration. Paris-Normandie lui consacre justement une page en ce 21 mai 2007 en illustrant les mérites du gilet de sauvetage, bientôt obligatoire :
Un soir, 18 heures, alors qu'il s'apprêtait à embarquer sur son bateau, (une manoeuvre qu'il effectue 300 fois par jour), il loupe la marche et tombe dans l'eau, se cognant la tête sur le rebord du quai.
On ne peut résumer le métier de marin-pêcheur à cette recherche de la performance pure.
Embarquer 300 fois par jour, c'est pourtant un rythme hallucinant qui nécessite une endurance à toute épreuve : toutes les 2 minutes, et pas moins de 10 heures par jour sans même une pause...
Avec des journées pareilles, comment voulez-vous qu'il trouve le temps de passer chez Picard pour ramener du poisson ?