Que de sons comparés au fil des contrepets !
Le député René Dosière fait son boulot d'élu : il demande des comptes, insiste autant qu'il faut, et rend public
le résultat de ses investigations.
Forcément, ça dérange. Le député Dosière prend donc la précaution de publier lui-même ce qu'il juge utile de révéler à ses concitoyens.
Notamment sur un simple blog, ce qui prouve bien, soit dit en passant, la dangerosité de ce nouveau mode d'expression, totalement incontrôlable
quand il n'est pas entre les mains de véritables journalistes.
Les professionnels de l'information, pour leur part, font plutôt leur marché quotidien auprès de sources fiables telles que l'AFP, comme Paris-Normandie le
montrait encore le 17 juin 2009 dans sa rubrique Le chiffre du jour :
18,5
C'est, selon René Rosière, député de l'Aisne, apparenté socialiste, l'augmentation des crédits de la présidence de la République. Ils atteindraient, selon lui,
113,182 millions d'euros alors que le budget de l'Etat n'a augmenté que de 2,8 %. Il épingle, entre autres, les crédits de fonctionnement (+ 21,7 %), les frais de déplacements (+26, %), ou encore
les frais de réception (+ 51,2 %)... L'Elysée juge, pour sa part, ces accusations infondées.
Une coquille de plus pour le canard normand déjà paré de tant de perles ?
Pas seulement.
Car cette coquille en dit long sur le dur métier de journaliste en 2009 : c'est une coquille qui vient de loin, des pros de l'Agence France Presse très exactement.
Le premier internaute venu peut même la dater avec une redoutable précision s'il demande simplement "René Rosière" à son moteur de recherche favori : elle remonte à
2007, pas moins.
Mise en ligne par l'AFP, une photo du député de l'Aisne, ancien vice-président de l'Assemblée, ancien président du conseil régional de Picardie, se distinguait en effet par la
légende que voici :
René Rosière à l'Assemblée Nationale à Paris, le 10 juillet 2007
Et depuis, les pires truffes meilleurs professionnels de l'information se font encore avoir...
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